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Les démocrates contrôlent le Congrès américain, ce qui pourrait limiter le pouvoir de Donald Trump et inquiéter les marchés. En Ukraine, une frappe russe cont
A current French news story adapted for language learners at B1, with audio, transcript, vocabulary and comprehension work.
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Aujourd’hui, nous parlerons des conséquences économiques des élections de mi-mandat aux États-Unis et d’une attaque meurtrière dans la région ukrainienne de Zaporijjia.
Tout ce que nous disons aujourd'hui est écrit pour vous, avec le vocabulaire expliqué, sur linguawire.com.
Commençons par les élections de mi-mandat aux États-Unis et leurs possibles effets sur l’économie mondiale.
Claire est la correspondante économie de LinguaWire et elle suit cette situation.
Bonjour Louis. Les démocrates ont remporté les deux chambres du Congrès lors des élections de mi-mandat. Donald Trump a donc perdu le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat pour les deux dernières années de son mandat présidentiel.
Cela limite son pouvoir à l’intérieur du pays. Pourquoi les marchés financiers réagissent-ils à ce résultat ?
Les investisseurs n’aiment généralement ni l’incertitude ni le désordre politique. Juste après les résultats, les marchés asiatiques ont d’abord baissé, puis ils sont remontés. Les investisseurs ont notamment vu de façon positive le fait que Donald Trump a reconnu sa défaite électorale et l’effet de la guerre en Iran.
Mais le président a aussi parlé d’utiliser son droit de veto.
Oui. Donald Trump a prévenu qu’il deviendrait « Monsieur Veto ». Il peut donc bloquer des lois votées par le Congrès. Cette perspective fait craindre une fin de mandat agitée à la Maison-Blanche, avec des conséquences possibles pour les marchés, la croissance et les coûts d’emprunt de l’État américain.
Les marchés voient donc une institution qui fonctionne, mais aussi un risque de blocage politique.
C’est cela. Holger Schmieding, économiste en chef de la banque Berenberg, estime que les électeurs américains ont rejeté Donald Trump et sa tendance à favoriser un capitalisme proche du pouvoir. Selon lui, le résultat montre aussi que les institutions américaines et les contre-pouvoirs fonctionnent.
Quels autres sujets vont peser sur l’économie ?
Deux éléments seront particulièrement importants : la guerre au Moyen-Orient et le développement de l’intelligence artificielle. Les démocrates pourraient adopter une position plus stricte sur la régulation de l’IA et sur la construction de centres de données. Or, l’IA a soutenu la hausse des marchés boursiers. Les investisseurs se demandent donc si cette croissance va ralentir.
Et la guerre en Iran reste liée à l’inflation.
Oui. La guerre est devenue très impopulaire aux États-Unis, notamment parce que l’inflation a augmenté. Le taux d’inflation annuel a atteint 3,7 %, et le prix du diesel a atteint un niveau record en août. La fermeture du détroit d’Ormuz après l’invasion américaine et israélienne de l’Iran a provoqué un choc majeur sur les prix de l’énergie.
Le pétrole a pourtant baissé mercredi.
Le prix du pétrole a chuté jusqu’à 9 % et est passé sous les 100 dollars le baril pour la première fois depuis un mois. Les marchés espèrent une avancée diplomatique sur l’Iran. Mais l’évolution de cette guerre, ainsi que les choix de Donald Trump pendant ses deux dernières années, resteront décisifs pour l’inflation et la croissance mondiale.
Merci Claire.
En Ukraine, le bilan d’une attaque russe contre un centre d’aide a encore augmenté dans la région de Zaporijjia.
Théo est le correspondant sécurité de LinguaWire et il suit cette attaque ainsi que les opérations de secours.
Bonjour Louis. Les autorités ukrainiennes annoncent maintenant au moins 40 morts après l’attaque russe de lundi à Komychouvakha, un village proche de la ligne de front, dans le sud-est de l’Ukraine.
Pourquoi ce bilan pourrait-il encore augmenter ?
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué que certains corps n’avaient pas encore été retrouvés. Plus de 30 personnes pourraient encore se trouver sous les décombres. Les recherches continuent, mais des drones russes interrompent parfois le travail des secours.
Que visait cette attaque ?
Selon les autorités locales, la Russie a largué plusieurs bombes sur un bâtiment scolaire utilisé pour distribuer de l’aide. Ensuite, une autre frappe a touché un abri souterrain où de nombreuses personnes s’étaient réfugiées.
Cet abri devait justement protéger les habitants.
Oui. La police ukrainienne a publié des images filmées par la caméra portée par l’un des quatre policiers tués. On y voit des personnes guidées vers l’abri souterrain. Le policier reçoit ensuite par radio un avertissement sur l’arrivée de bombes aériennes guidées. Des personnes apparaissent dans l’abri, puis l’image devient noire et le son s’arrête.
Parmi les victimes, il y avait aussi des personnes venues aider ou protéger la population.
C’est exact. Quatre policiers et deux membres d’une équipe de secours figurent parmi les morts. Avant la hausse du bilan à 40 morts, les autorités locales avaient confirmé 37 décès et estimaient qu’environ 38 personnes pouvaient être piégées après l’attaque.
Comment cette frappe est-elle jugée sur le plan du droit international ?
La mission des Nations unies chargée des droits humains en Ukraine a déclaré mardi que le bombardement avait probablement violé le droit international. Volodymyr Zelensky a condamné une attaque qu’il a qualifiée de terroriste. Il affirme qu’elle montre que la Russie ne cherche pas à réduire le conflit.
Cette attaque survient aussi avant de nouvelles discussions entre l’Ukraine et la Russie.
Oui. Les États-Unis ont annoncé des pourparlers pour les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi. Les délégations ukrainienne et russe doivent y discuter des garanties de sécurité après la guerre, d’une désescalade, de mesures humanitaires et de la fin de la guerre. Ces discussions ont été acceptées par Vladimir Poutine après une rencontre avec l’émissaire américain Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg, le 21 octobre. Pendant ce temps, les secours à Komychouvakha continueront malgré le danger.
Merci Théo.
Première partie : le vocabulaire.
Le bilan.
Le nombre total des victimes ou des dégâts ; dans l'histoire : « En Ukraine, le bilan d’une attaque russe contre un centre d’aide a encore augmenté dans la région de Zaporijjia. »
Le bilan de l’accident est de trois blessés.
Les décombres.
Les restes d’un bâtiment détruit ; dans l'histoire : « Plus de 30 personnes pourraient encore se trouver sous les décombres. »
Les pompiers cherchent un chien sous les décombres.
Les secours.
Les personnes et services qui aident en urgence ; dans l'histoire : « Les recherches continuent, mais des drones russes interrompent parfois le travail des secours. »
Les secours sont arrivés rapidement sur les lieux.
Deuxième partie : la grammaire.
Le discours indirect, dans l'histoire : « Il affirme qu’elle montre que la Russie ne cherche pas à réduire le conflit. »
On utilise « affirmer que » pour rapporter une opinion sans répéter les mots exacts de la personne.
Dans l'histoire, on entend : « Il affirme qu’elle montre que la Russie ne cherche pas à réduire le conflit. »
La directrice affirme que l’école restera ouverte demain.
Répétez : Il affirme qu’elle montre que la Russie ne cherche pas à réduire le conflit.
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