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Les marchés du pétrole réagissent à des signes de dialogue avec l’Iran, tandis que Washington prépare la fin d’avantages commerciaux pour l’Afrique du Sud et
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Aujourd’hui, nous parlons de la baisse du prix du pétrole après des signes de dialogue avec l’Iran, puis de la suspension d’avantages commerciaux américains pour l’Afrique du Sud et le Rwanda.
Pour vous aider à comprendre cet épisode, retrouvez les transcriptions, les traductions en anglais et le vocabulaire expliqué sur linguawire.com.
Notre première histoire porte sur la forte baisse du prix du pétrole et les espoirs de discussions avec l’Iran.
Mathieu est le correspondant de LinguaWire pour les affaires internationales. Il suit cette situation.
Bonjour Louis. Les prix du pétrole ont fortement baissé lundi, après plusieurs informations qui ont fait espérer une fin du conflit avec l’Iran sans nouvelle escalade militaire.
Quelle a été l’ampleur de cette baisse ?
Le Brent, une référence internationale du pétrole, a perdu 7,6 % et a terminé la journée à 104,77 dollars le baril. Le pétrole américain a reculé de 7,3 %, à 96,46 dollars. En pourcentage, ce sont les plus fortes baisses en une journée depuis le 27 juillet.
Pourquoi les marchés ont-ils réagi aussi fortement ?
L’agence de presse iranienne IRNA a rapporté que le président iranien avait déclaré que le guide suprême avait donné certaines autorisations au gouvernement pour tenter de résoudre des problèmes par le dialogue avec ses ennemis.
Comment les investisseurs ont-ils compris cette déclaration ?
Ils y ont vu un signe que l’Iran voulait poursuivre des discussions diplomatiques avec les États-Unis, par l’intermédiaire de médiateurs. Pour eux, cela pouvait éviter de nouvelles attaques iraniennes contre des alliés américains dans la région.
La position du président américain a-t-elle également compté ?
Oui. Dimanche, des informations avaient indiqué que Donald Trump voulait, pour le moment, laisser les négociations se poursuivre. Puis, après la fermeture des marchés lundi, on lui a demandé s’il envisageait de frapper l’Iran après les élections de mi-mandat. Il a répondu deux fois : « Non. »
Et cette réponse a rassuré les marchés ?
Elle a circulé sur internet et les prix ont continué à baisser. Donald Trump a aussi affirmé que l’Iran voulait un accord rapidement et qu’un accord était possible.
Peut-on pour autant dire que le risque est écarté ?
Non. Des informations récentes indiquaient aussi que Donald Trump avait reçu des options pour reprendre de grandes opérations militaires contre l’Iran. Des responsables avaient précisé qu’aucune décision finale n’avait été prise.
Que pourrait entraîner une aggravation du conflit ?
Francisco Blanch, analyste à la banque Bank of America, estime que des dégâts importants sur les infrastructures énergétiques pourraient faire monter le pétrole jusqu’à 150 dollars le baril. Si des affrontements limitaient les livraisons de pétrole jusqu’à la fin de l’année, le Brent pourrait rester entre 95 et 120 dollars le baril.
Merci, Mathieu.
Notre deuxième histoire concerne la suspension d’avantages commerciaux américains pour l’Afrique du Sud et le Rwanda.
Camille est la correspondante de LinguaWire pour les questions de société. Elle suit les conséquences de cette décision.
Bonjour Louis. Les États-Unis vont suspendre l’accès de l’Afrique du Sud et du Rwanda à un programme qui permet à certains pays africains d’exporter des produits vers les États-Unis sans droits de douane.
À partir de quand cette décision s’appliquera-t-elle ?
Elle prendra effet le 1er janvier 2027. Le programme s’appelle l’AGOA, pour African Growth and Opportunity Act. Il est réexaminé chaque année par Washington.
Pourquoi les deux pays perdent-ils cet accès ?
Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a déclaré que les gouvernements rwandais et sud-africain ne respectaient pas les critères nécessaires. Ces critères concernent notamment les progrès vers une économie de marché, la bonne gouvernance, ainsi que la suppression d’obstacles au commerce et aux investissements américains.
Quelles sont les critiques américaines envers le Rwanda ?
Washington dit être très préoccupé par les barrières commerciales, l’État de droit et les droits humains au Rwanda. Le pays avait déjà été suspendu du programme en 2018.
Et quels reproches sont adressés à l’Afrique du Sud ?
Les États-Unis évoquent des obstacles au commerce et aux investissements américains, la corruption, ainsi que des menaces contre leurs intérêts de sécurité nationale et de politique étrangère.
Cette décision intervient-elle dans un contexte politique difficile entre les deux pays ?
Oui. L’administration Trump a durement critiqué l’Afrique du Sud après l’affirmation de Donald Trump selon laquelle les Blancs y seraient persécutés. Le gouvernement sud-africain répond que cette accusation est fausse et qu’elle est diffusée par des groupes marginaux.
Il existe aussi un désaccord sur la politique étrangère sud-africaine.
Les États-Unis ont notamment contesté la plainte déposée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice. L’Afrique du Sud y accuse Israël de génocide, ce qu’Israël rejette.
Quels secteurs sud-africains risquent d’être touchés ?
L’Afrique du Sud est le principal bénéficiaire de l’AGOA. En 2025, elle a exporté vers les États-Unis environ 1,7 milliard de dollars de marchandises grâce à ce programme, surtout des véhicules, des pièces automobiles, des produits agricoles et du vin.
Quelle sera la réponse de Pretoria ?
Le gouvernement sud-africain avait dit se préparer à une décision négative, tout en restant ouvert au dialogue avec Washington. Le président Cyril Ramaphosa a indiqué que le pays cherchait déjà de nouveaux marchés et de nouveaux accords commerciaux, notamment avec la Chine.
Merci, Camille.
Première partie : le commerce international.
La douane.
Elle concerne les taxes aux frontières : dans l'histoire, « sans droits de douane ».
La douane contrôle les produits à la frontière.
L’obstacle.
C’est une difficulté qui empêche une action : dans l'histoire, « des obstacles au commerce et aux investissements américains ».
Le manque de transports est un obstacle au commerce.
La marchandise.
C’est un produit transporté ou vendu : dans l'histoire, « 1,7 milliard de dollars de marchandises ».
Le port reçoit des marchandises chaque matin.
Deuxième partie : la grammaire.
La condition avec « si » : « Si des affrontements limitaient les livraisons de pétrole jusqu’à la fin de l’année, le Brent pourrait rester entre 95 et 120 dollars le baril. »
Après « si », on emploie ici l’imparfait pour imaginer une situation ; le résultat possible est au conditionnel.
Écoutez encore : « Si des affrontements limitaient les livraisons de pétrole jusqu’à la fin de l’année, le Brent pourrait rester entre 95 et 120 dollars le baril. »
Si la ville construisait une nouvelle gare, les habitants pourraient voyager plus facilement.
Répétez : Si des affrontements limitaient les livraisons de pétrole jusqu’à la fin de l’année, le Brent pourrait rester entre 95 et 120 dollars le baril.
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