LINGUAWIRE

Les démocrates en tête, 52 % contre 45 %, alors que Trump est désapprouvé par 60 % des électeurs

La mission de paix de l’ONU au Sahara occidental se termine sans nouveau mandat, ce qui augmente les inquiétudes pour la sécurité. Aux États-Unis, un sondage

A current French news story adapted for language learners at B1, with audio, transcript, vocabulary and comprehension work.

Bienvenue dans LinguaWire.

Aujourd’hui, deux histoires : la fin de la mission de paix de l’ONU au Sahara occidental, puis un sondage avant les élections de mi-mandat aux États-Unis.

Tout ce que nous disons aujourd'hui est écrit pour vous, avec le vocabulaire expliqué, sur linguawire.com.

La mission de paix de l’ONU se termine au Sahara occidental

Notre première histoire porte sur la fin de la mission de paix des Nations unies au Sahara occidental.

Avec nous, Nicolas, le correspondant de LinguaWire pour les affaires internationales.

Bonjour Louis. La mission des Nations unies au Sahara occidental a pris fin dimanche, après l’échec d’un vote au Conseil de sécurité vendredi.

Quel était le rôle de cette mission ?

Elle s’appelait la MINURSO, la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental. L’ONU l’avait créée en 1991 pour surveiller un cessez-le-feu et préparer un référendum sur l’avenir du territoire.

Pourquoi cet avenir reste-t-il si difficile à décider ?

Le Sahara occidental est une région désertique du nord-ouest de l’Afrique, à peu près de la taille du Royaume-Uni. L’Espagne s’en est retirée en 1975. Depuis, le Maroc considère ce territoire comme faisant partie de son pays.

Et qui défend une autre solution ?

Le Front Polisario, un mouvement soutenu par l’Algérie et agissant au nom du peuple sahraoui, demande la création d’un État indépendant, la République sahraouie.

Que s’est-il passé au Conseil de sécurité ?

Les États-Unis avaient proposé de prolonger la mission pendant un an. Leur texte soutenait le principe de l’autodétermination, c’est-à-dire le droit d’un peuple à choisir son avenir. Il retirait aussi le mot « référendum » du nom de la mission et faisait de la proposition marocaine d’autonomie la seule base de nouvelles négociations.

Cette proposition était-elle largement soutenue ?

Onze des quinze membres du Conseil de sécurité l’ont soutenue, dont la France et le Royaume-Uni. La Russie a cependant utilisé son droit de veto. Le Conseil a ensuite rejeté une autre résolution, proposée par la Russie. La MINURSO a donc expiré sans nouveau mandat.

Que deviennent maintenant les équipes et les équipements de la mission ?

Depuis le 1er novembre, la mission est entrée dans une phase de liquidation. Ses équipements sont renvoyés vers les pays qui fournissaient des troupes.

L’ONU craint-elle une dégradation de la situation sur place ?

Oui. António Guterres, le secrétaire général de l’ONU, s’est dit préoccupé par la sécurité dans l’ensemble du territoire et par le risque d’une escalade des hostilités. Il demande à toutes les parties de faire preuve de la plus grande retenue et d’éviter toute action qui augmenterait les tensions ou fragiliserait la stabilité de la région.

Et quelles ont été les réactions ?

Le palais royal marocain a présenté la non-prolongation comme une évolution importante, qui pourrait éloigner la question du Sahara occidental du Conseil de sécurité. L’Algérie a exprimé un profond regret et a accusé les États-Unis d’être excessivement favorables au Maroc. António Guterres affirme que l’ONU reste prête à soutenir le dialogue et la recherche d’une solution pacifique.

Merci Nicolas.

Les démocrates en avance avant les élections de mi-mandat

Notre deuxième histoire concerne un sondage avant les élections de mi-mandat aux États-Unis.

Nous retrouvons Léa, la correspondante de LinguaWire pour la politique.

Bonjour Louis. À quelques jours du vote de mardi, un sondage national donne aux démocrates une avance de sept points pour le contrôle du Congrès.

Que disent précisément les électeurs inscrits ?

Cinquante-deux pour cent préfèrent un Congrès contrôlé par les démocrates, contre 45 % pour les républicains. C’est deux points de plus que dans le sondage du mois dernier.

Les électeurs indépendants vont-ils dans le même sens ?

Oui, et l’écart est encore plus net chez eux : les démocrates ont vingt-et-un points d’avance. Mais 3 % des personnes interrogées entre le 28 et le 30 octobre n’avaient pas encore choisi. Dans les courses très serrées pour la Chambre des représentants et le Sénat, ces derniers choix peuvent compter beaucoup.

Ce sondage montre aussi un fort mécontentement envers Donald Trump.

Soixante pour cent des électeurs désapprouvent l’action du président, un niveau record dans ce sondage pendant ses deux mandats. Quarante pour cent l’approuvent.

Qu’est-ce qui nourrit ce mécontentement ?

L’économie joue un rôle important. Donald Trump avait remporté un second mandat en 2024 en promettant de faire baisser les prix et de retrouver les conditions économiques de son premier mandat. Aujourd’hui, environ trois électeurs sur quatre se disent insatisfaits de la situation économique.

Les électeurs demandent donc un changement politique.

Près de deux électeurs sur trois souhaitent un changement par rapport à la direction prise par Donald Trump. La moitié réclame beaucoup de changement, un niveau jamais atteint dans les données de ce sondage.

Et leur situation financière personnelle ?

Pour la première fois en trente ans de sondages, davantage d’électeurs se disent insatisfaits de leur situation financière que satisfaits : 51 % contre 49 %.

Cela semble favorable aux démocrates, mais le résultat reste-t-il incertain ?

Oui. Les électeurs donnent aux deux partis des évaluations assez proches sur leur capacité à gérer les grands sujets, et le Parti démocrate reste très impopulaire. Dans les circonscriptions contrôlées par les républicains et dans les États remportés par Donald Trump en 2024, les électeurs républicains restent fidèles à leur parti. Or, une grande partie de la bataille pour le contrôle des deux chambres se joue dans ces territoires.

Merci Léa.

Première partie : le vocabulaire.

Le territoire.

Le territoire est une zone de terre considérée comme appartenant à un pays. Dans l'histoire, on parle de « l’avenir du territoire ».

Ce territoire est protégé par un parc national.

Le veto.

Le veto est le droit de bloquer une décision. Dans l'histoire, « La Russie a cependant utilisé son droit de veto. »

Un pays peut utiliser son veto pour bloquer une décision.

La retenue.

La retenue, c’est le fait de rester calme et de ne pas agir avec excès. Dans l'histoire, l’ONU demande de « faire preuve de la plus grande retenue ».

Pendant le débat, les deux candidats ont fait preuve de retenue.

Deuxième partie : la grammaire.

Les propositions relatives avec « qui » : « Ses équipements sont renvoyés vers les pays qui fournissaient des troupes. »

« Qui » introduit une proposition relative et désigne la personne ou la chose qui fait l’action. Ici, « qui fournissaient des troupes » donne une précision sur les pays.

Dans l'histoire, on entend : « Ses équipements sont renvoyés vers les pays qui fournissaient des troupes. »

Les étudiants qui arrivent tôt trouvent une place.

Répétez : Ses équipements sont renvoyés vers les pays qui fournissaient des troupes.

French news for learners · French podcast · French Coursebook · French level test · Today's episodes · How it works · Podcast and video · Programme · News · Coursebook · Level check · For students and exams · Weekly crossword · Enrol