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La croissance américaine dépasse les prévisions, mais l’inflation atteint 3,6 %

Aux États-Unis, l’économie a progressé plus vite que prévu, alors que l’inflation a augmenté. En parallèle, une lettre américaine propose de reprendre les nég

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Aujourd’hui, nous parlons de la croissance et de l’inflation aux États-Unis, puis d’une lettre américaine destinée à relancer la diplomatie avec l’Iran.

Tout ce que nous disons aujourd'hui est écrit pour vous, avec le vocabulaire expliqué, sur linguawire.com.

Les États-Unis grandissent, mais la vie devient plus chère

Aux États-Unis, l’économie a progressé plus vite que prévu au troisième trimestre, mais l’inflation a également accéléré.

Pour comprendre cette situation, nous retrouvons Inès, notre correspondante LinguaWire pour l’économie.

Bonjour Louis. Le département américain du Commerce indique que le produit intérieur brut, ou PIB, a augmenté à un rythme annuel de 3,4 % au troisième trimestre. Les économistes prévoyaient une croissance de 3,2 %.

Qu’est-ce qui explique une croissance plus forte que prévu ?

La consommation des ménages est restée solide, et les entreprises ont continué à investir dans les technologies liées à l’intelligence artificielle. Ces deux éléments ont compensé les effets de la hausse des prix du pétrole, liée au conflit au Moyen-Orient.

Ces chiffres décrivent une économie active. Est-ce aussi ce que ressentent les ménages ?

Non. Le moral des consommateurs s’est fortement dégradé. Il y a donc un contraste entre les bons chiffres de la croissance et l’opinion de nombreux ménages sur leur situation économique. Cette question est particulièrement importante à quelques jours des élections de mi-mandat, qui détermineront le contrôle du Congrès.

La hausse des prix joue sans doute un rôle dans ce malaise. Que montrent les données de septembre ?

L’indice des prix à la consommation montre que l’inflation annuelle est passée de 3,4 % en août à 3,7 % en septembre. Un autre indice, suivi de près par la Réserve fédérale américaine, montre aussi une accélération.

De quel indice s’agit-il ?

C’est l’indice des dépenses de consommation personnelle, appelé PCE. Selon cet indice, les prix ont augmenté de 0,5 % pendant le mois de septembre. L’inflation annuelle est passée de 3,4 % en août à 3,6 % en septembre. L’inflation sous-jacente, qui exclut l’alimentation et l’énergie, a atteint 3,1 %.

Comment la banque centrale américaine a-t-elle réagi ?

Mercredi, la Réserve fédérale a maintenu son taux directeur entre 3,75 % et 4 %. Elle a reconnu que l’inflation restait élevée. Son président, Kevin Warsh, a déclaré que l’activité économique progressait à un rythme soutenu, malgré des incertitudes liées notamment à la situation internationale.

Que faut-il surveiller maintenant ?

Plusieurs économistes attendent une hausse des taux en décembre. Des taux plus élevés peuvent freiner l’inflation, mais ils risquent aussi de ralentir l’activité et le marché du travail. Certains économistes estiment aussi que les dépenses liées à l’intelligence artificielle prennent une place si importante que la croissance du PIB ne montre peut-être pas toute la réalité de l’économie américaine.

Merci Inès.

Une lettre américaine tente de rouvrir le dialogue avec l’Iran

Une lettre du vice-président américain JD Vance pourrait rouvrir un dialogue difficile entre les États-Unis et l’Iran.

Nous retrouvons Théo, notre correspondant LinguaWire pour les affaires internationales.

Bonjour Louis. JD Vance, le vice-président des États-Unis, a envoyé dimanche une lettre personnelle à Mohsen Rezaei, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. Cette initiative a été préparée après une médiation menée surtout par le Qatar.

Que propose cette lettre ?

Elle propose de reprendre les discussions diplomatiques. Les États-Unis demandent à l’Iran de prendre, dès le début, des engagements sur son programme nucléaire. En échange, le processus pourrait conduire à l’ouverture du détroit d’Ormuz dans les sept jours et à un allègement des sanctions américaines.

Pourquoi cet accord est-il difficile à obtenir ?

Le principal désaccord concerne l’ordre des mesures. Washington veut que l’Iran prenne d’abord des engagements précis. Téhéran hésite à accepter des mesures irréversibles si les gestes américains, comme la levée des sanctions sur les exportations de pétrole iraniennes, peuvent être annulés plus tard.

Quels engagements les États-Unis demandent-ils exactement ?

Ils veulent notamment que l’Iran retire son stock d’uranium hautement enrichi, par exemple en l’exportant vers un pays tiers. Téhéran ne veut pas perdre ce moyen de pression dans les négociations.

Une garantie pourrait-elle rendre les deux camps plus confiants ?

Cette possibilité a été discutée. Un pays tiers pourrait garantir que les deux parties respectent leurs engagements. La Chine est souvent citée comme le seul pays ayant un statut suffisant pour jouer ce rôle.

Quelle est la position iranienne à ce stade ?

Le négociateur en chef iranien, Mohammad Ghalibaf, a écrit sur X que les conditions iraniennes avaient été présentées clairement aux médiateurs. Il a affirmé que la méthode des pressions et des promesses n’avait pas d’effet sur l’Iran. Selon lui, des progrès seront possibles lorsque les sept conditions iraniennes auront été acceptées.

Que comprennent ces conditions ?

L’Iran demande notamment la levée des sanctions, la fin du gel de ses avoirs et la fin de la guerre sur tous les fronts. Cette dernière demande implique un cessez-le-feu israélien au Liban.

L’Iran propose-t-il une autre solution pour son uranium ?

Téhéran propose de diluer son stock d’uranium hautement enrichi pour qu’il ne puisse plus servir à fabriquer une arme nucléaire. L’Iran est aussi réticent au retour des inspecteurs nucléaires de l’ONU, car il craint qu’ils donnent aux États-Unis des informations sur l’emplacement et l’état du stock. Une réponse iranienne à la lettre de JD Vance est attendue prochainement.

Merci Théo.

Première partie : le vocabulaire.

Un engagement.

Une promesse ou une obligation. Dans l'histoire, les États-Unis demandent « des engagements sur son programme nucléaire ».

Le pays a respecté son engagement.

La levée.

La suppression d'une règle ou d'une mesure. Dans l'histoire, l'Iran demande « la levée des sanctions ».

Les habitants attendent la levée des restrictions.

Une garantie.

Une promesse qui donne de la sécurité. Dans l'histoire : « Une garantie pourrait-elle rendre les deux camps plus confiants ? »

Ce document est une garantie pour les clients.

Deuxième partie : la grammaire.

Pour exprimer un but avec « pour que » : « Téhéran propose de diluer son stock d’uranium hautement enrichi pour qu’il ne puisse plus servir à fabriquer une arme nucléaire. »

On utilise « pour que » pour exprimer un but, ou le résultat recherché. Le verbe qui suit est au subjonctif.

Dans l'histoire : « Téhéran propose de diluer son stock d’uranium hautement enrichi pour qu’il ne puisse plus servir à fabriquer une arme nucléaire. »

Je ferme la fenêtre pour que la pièce reste calme.

Répétez : Téhéran propose de diluer son stock d’uranium hautement enrichi pour qu’il ne puisse plus servir à fabriquer une arme nucléaire.

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